Communiquer quand on est traducteur indépendant

Communiquer pour mieux traduire
  1. Vous pensez que les fautes de frappe dans vos e-mails n’ont pas vraiment d’importance

Lorsque vous envoyez à vos clients un e-mail bourré de fautes d’orthographe et de fautes de frappe, vous renvoyez une image non professionnelle.

Attention : on fait tous des erreurs, mais si vos envois sont criblés de fautes — plus que la faute de frappe occasionnelle — alors, sachez que vous envoyez à vos clients un message négatif.

Alors s’il vous plaît : prenez 30 secondes pour lire vos e-mails avant de les envoyer et de ce fait, simplifiez-vous la vie et évitez le ridicule.

  1. Vous pensez que vous renseigner auprès de vos clients concernant un projet de traduction vous fait paraître trop insistant

Il est de notoriété que les traducteurs sont particulièrement mauvais quand il s’agit de communiquer auprès de leurs clients concernant un projet. Ils ont l’impression d’être trop insistants et de paraître arrivistes.

Essayez de trouver un juste milieu.

Rédigez un e-mail de suivi qui affiche votre comportement volontaire. Quelque chose de simple comme « Bonjour, je sais que vous êtes très occupé, mais je me demandais si vous aviez pris une décision concernant le projet de traduction en français de… »

  1. Vous communiquez trop d’informations

Si, dans vos e-mails, vous mentionnez vos enfants, vos mauvaises habitudes de travail, votre penchant pour les romans à l’eau de rose, etc. alors vous partagez trop d’information.

Restez simple, direct et sympathique avec vos clients. Eh oui, je le confirme : vous pouvez être tout cela sans pour autant partager toute votre vie.

Inspirez-vous de ce que vous communique votre client et faites-en sorte de — toujours — rester discret autant que faire se peut

  1. Vous pensez que «négocier» est un terme injurieux

Pour quelque raison que ce soit, négocier a une connotation négative. Alors qu’en fait, il en est tout autrement.

Négocier ne signifie pas pour autant que vous devez diminuer vos tarifs ou céder à toutes les demandes. En effet, lorsque vous parlez du délai imparti pour effectuer la traduction, ou de la valeur ajoutée inhérente au projet de traduction, et même d’argent, tout peut se négocier.

Par exemple, si votre client vous dit que vos tarifs sont trop élevés, expliquez-lui ce que vous pouvez faire pour lui dans la limite de son budget. Faites-lui une offre personnalisée qui lui donnera une valeur ajoutée sans pour autant faire de compromis sur vos tarifs.

  1. Vous vous laissez convaincre de faire des choses que vous ne voulez pas faire

Si vous vous laissez convaincre régulièrement de faire quelque chose que vous ne voulez pas faire, alors il est temps d’être ferme.

N’hésitez pas à expliquer, le cas échéant, que le projet de traduction n’est pas viable dans son état actuel. Expliquez à votre client ce que vous pouvez lui proposer, et comment vous pouvez lui faire économiser du temps et de l’argent, en n’oubliant pas de préciser, si nécessaire, que vos réputations, la vôtre et la sienne sont en jeu.

  1. Vous n’expliquez pas vos clients la nécessité de leur poser des questions

Vos clients ne sont pas télépathes. Pour eux, sous-traiter une opération est, a priori, simple. Ils vous payent et s’attendent, à juste titre, à ce que la traduction terminée leur soit livrée dans leur boîte de réception dans le délai imparti.

Certains clients — et c’est tout à fait normal — deviennent nerveux à l’idée que vous leur posiez des questions, ou lorsque vous demandez des documents supplémentaires.

Pour éviter de contrarier votre client, prenez le temps de lui expliquer le processus de traduction. Faites-lui savoir à l’avance que vous êtes susceptible de lui poser quelques questions.

  1. Vous ne mettez pas cartes sur table

 Aucun client, quel qu’il soit n’aime travailler avec un traducteur incapable d’offrir une réponse claire.

Ne préjugez pas de ce que peut penser votre client. Mettez cartes sur table, dites ce que vous avez à dire puis écoutez ce que vous dit votre client.

Du point de vue du client, un traducteur non communicatif est quelqu’un dont il pourrait facilement se passer.

  1. Vous pensez que répondre rapidement à vos e-mails donne l’impression que vous êtes désespéré

Si vous ne répondez pas aux e-mails de vos prospects dans les meilleurs délais, vous perdez des clients potentiels, tout simplement.

Vous voulez donner l’impression d’être plus occupé que vos traducteurs concurrents ? Oubliez cela. Au lieu de cela, soyez plus rapides qu’eux.

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.

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