Traducteur : 7 erreurs à ne pas commettre avec vos clients

relation client-traducteur
  1. Vous avez des difficultés à dire «Non»

De nombreux traducteurs s’étouffent à l’idée de dire Non. C’est simple, la plupart du temps, ils sont dans l’incapacité de le faire. Ou du moins, s’ils le font, ils le font avec le sentiment de la plus grande trahison.

Cette incapacité se traduit par l’acceptation de toutes les demandes, quelles qu’elles soient.

Or, il faut savoir dire non, ne serait-ce que dans l’intérêt de votre client. En effet, que se passera-t-il si vous n’avez pas les compétences pour traduire un projet ?

Mon conseil : si vous n’avez pas les compétences ou ne disposez pas du temps indispensable à une bonne traduction, il vous faut dire non à votre client. Il vous faut lui en expliquer les raisons. Croyez-moi, il vous sera reconnaissant d’être honnête.

  1. Vous ne savez pas gérer les clients mécontents (dont il est justifié qu’ils le soient)

Quand je parle de clients mécontents, j’entends le client qui revient vers vous et qui vous dit, à raison, que vous n’avez pas délivré la prestation attendue.

Il vous faut apprendre à accepter et gérer les critiques. Cela sous-entend de faire tout votre possible pour satisfaire un client mécontent. Cela peut se traduire par une perte de votre chiffre d’affaires, certes, ou la nécessité de travailler quelques heures supplémentaires. Mais si au final, si vous avez un client heureux et votre réputation est intacte, alors l’investissement en vaut la peine.

  1. L’adage «Le client a toujours raison» n’est pas nécessairement une bonne politique

Faire absolument tout ce que vous demande votre client peut causer du tort, à vous et à votre client.

En effet, par manque d’expérience de l’industrie, votre client peut être amené à vous demander des choses qui sont susceptibles de desservir son projet.

Aussi, mon conseil de traducteur : si vous estimez que le projet de traduction tel qu’il vous est présenté ne fonctionnera pas, offrez une solution alternative. Et lorsque la solution que vous avez proposée s’avéra la bonne, acceptez la gratitude éternelle de votre client.

  1. Vous ne restez pas en contact avec vos anciens clients

Quand avez-vous, pour la dernière fois, envoyé un e-mail à un ancien client ? Juste un bref e-mail pour prendre des nouvelles, pour dire bonjour, quoi ! — et mentionnez, à l’occasion, le fait que vous avez la possibilité d’accepter plus de travaux de traduction, ces temps-ci.

On ne sait jamais : un client peut envoyer une traduction dans votre direction parce que, tout simplement, vous vous êtes manifesté au bon moment.

  1. Vous êtes trop disponible

Être disponible à tout moment, c’est bien. Jusqu’au jour où vous vous rendez compte que vous répondez à un e-mail pendant un dîner de famille ou vous vous trouvez en conversation téléphonique un dimanche matin.

Conseil de traducteur professionnel : définissez des règles de base dès le départ. Prévoyez, bien entendu, des exceptions pour les travaux de traduction urgents, mais il est indispensable que vous respectiez les limites que vous vous êtes imposées. Votre travail ne s’en portera que mieux.

  1. Vous vous souvenez du client…, mais pas de la personne avec laquelle vous avez travaillé

Même si vous avez terminé de travailler avec un client, n’oubliez pas le nom de la personne qui était votre point de contact. Les employés, surtout de nos jours, basculent constamment d’une entreprise à l’autre, et peuvent évoluer d’un poste à l’autre.

Aussi, mon conseil de traducteur : conservez leurs coordonnées et restez, autant que faire se peut, en contact. Parce que vous êtes bien occupé d’eux, ils peuvent peut-être vous amener à bord de leur nouvel employeur.

  1. Vous ne communiquez pas à vos clients l’importance de votre travail

N’oubliez pas : les clients peuvent ne pas comprendre ce qu’est une bonne traduction.

Tout ce que les clients voient, c’est un texte dont ils peuvent ne pas comprendre la langue. Ils peuvent ne pas comprendre la stratégie, la recherche, la composition, le choix des termes, les corrections nécessaires et la vérification des faits qu’implique une traduction.

Si vous voulez que votre client apprécie votre travail et y accorde l’importance qui lui est due, il vous faut communiquer. Au mieux il comprendra la manière dont vous souhaitez aborder son projet, au plus il sera réceptif à la qualité de votre travail.

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.

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