L’activité de traducteur

Don't put your eggs in the same basket
  1. Vous pensez que la gestion du temps, ce n’est pas pour vous

Les traducteurs indépendants sont parmi les pires des procrastinateurs sur Internet. Je le rappelle, très rapidement, la procrastination, c’est remettre à plus tard ce qui nous apparaît comme difficile ou stressant. C’est pas mal lorsqu’on n’a pas de travail. Mais lorsque vous avez des projets avec plusieurs dates-butoirs l’une après l’autre, ce n’est absolument pas recommandé.

Si vous attendez le dernier moment pour démarrer votre travail, vous allez au-devant d’ennui.

Mon conseil de traducteur professionnel : mettez en place des stratégies de productivité qui s’accommodent de votre procrastination.

Bien avant le jour où vous commencez à travailler sur un projet, analysez celui-ci et définissez vos objectifs.

Je ne vous dis pas de prévoir de rendre votre traduction deux jours avant la date butoir. Ce qui marche le mieux pour moi, c’est de configurer le projet sur mon calendrier Google. Ceci dit, il y a plein d’autres solutions : il existe de nombreuses applications sur Smartphone qui vous récompensent lorsque vous achevez une tâche spécifique. De toutes les manières, faites tout ce que vous avez à faire pour délivrer votre traduction dans les délais impartis.

Il en va de votre réputation et de votre crédibilité.

  1. Vous mettez tous vos œufs dans le même panier

Ne dépendez jamais d’un seul client pour plus de 25 % de votre chiffre d’affaires. (Maintenant, c’est le pourcentage auquel je me suis tenu – certains traducteurs peuvent penser que c’est un pourcentage qui est encore trop élevé).

Cela vous paraît raisonnable, comme logique ?

Comme beaucoup de traducteurs indépendants, j’aime bien recevoir un gros chèque d’un gros client, à défaut de plusieurs clients à la fois. Et puis, un jour, je reçois un e-mail du client question qui me dit : « Olivier, le projet en cours touche à sa fin (ou est annulé). Je vous remercie beaucoup, nous n’avons plus besoin de vos services.

Et soudain, c’est la panique.

Soudain, vous vous retrouvez à devoir combler cet énorme vide béant dans votre chiffre d’affaires qui s’ouvre devant vous.

La morale de cette histoire : diversifiez vos sources de revenus.

  1. Vous ne faites jamais de pause

Tout miser sur le travail, sans période de repos ou de loisirs, c’est prendre le risque, pour le traducteur, de s’épuiser physiquement et mentalement.

Faire de courtes pauses tout au long de l’année : un week-end par-ci, un jour par-là, peut-être même une demi-journée de congé au milieu de la semaine, toutes les deux semaines.

Votre cerveau, et votre entreprise de traduction — et vos clients — vous en seront reconnaissants.

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.

Traduire

le traducteur et ses projets de traduction
  1. Vous acceptez trop de projets de traduction

Dans un monde parfait, c’est normal, vous aimeriez pouvoir accepter tous les projets intéressants qui atterrissent dans votre boîte de réception. Malheureusement, dans le monde réel, il en est tout autrement.

Aussi, mon conseil de traducteur professionnel : déléguez ou sous-traitez vos travaux de traduction, car si vous ne le faites pas, la qualité de votre travail en pâtira — et vos clients seront les premiers à en souffrir.

Et n’oubliez pas : dire à vos clients que vous êtes trop occupé pour vous occuper de leur projet n’est pas un problème (dans la mesure où vous vous engagez à les aider dès que votre projet de traduction en cours est terminé). C’est la possibilité pour vous, de conclure un accord de principe où vous vous engagez à prévoir un temps spécifique, consacré à leur projet de traduction. Vos clients vous en seront reconnaissants.

  1. Vous faites des promesses en l’air

Un traducteur commence à faire des promesses en l’air lorsqu’il a trop de travail.

Aussi mon conseil de traducteur professionnel : ne faites pas de promesse que vous n’êtes pas sûr de pouvoir tenir. À l’inverse, minimisez de quelque peu les résultats que vous êtes susceptible d’obtenir. Votre client n’en sera, par exemple, que plus épaté si vous délivrez votre traduction quelques heures ou quelques jours avant le délai promis.

  1. Vous êtes régulièrement victime de ce que l’on appelle la «dérive des objectifs»

Je m’explique : la dérive des objectifs, ce sont tous ces petits changements ajoutés petits à petit au projet de traduction.

Ces derniers sont introduits au projet de manière tout à fait innocente : votre client vous demande si vous pouvez ajouter quelque chose au projet et vous — parce que vous êtes un traducteur sympa et accommodant — vous acceptez. Après tout, cela ne devrait pas vous prendre trop de temps.

Et au fur et à mesure, vous vous trouvez dans cette pente glissante du projet qui n’en finit pas.

Aussi, la meilleure façon d’éviter la dérive des objectifs, c’est d’avoir une clause spécifique dans votre contrat qui stipule que : « Si les tâches d’un projet se multiplient, pour quelque raison que ce soit, alors les délais impartis ainsi que le tarif conclu sont susceptibles d’être modifiés. »

De cette façon, lorsque le client vient vers vous avec de nouvelles suggestions, vous pouvez lui dire : « Pas de problème, je peux le faire ». La nouvelle date butoir sera « telle date » et cela vous coûtera tant d’euros supplémentaires. Les choses sont claires, ce qui est également dans l’intérêt de votre client.

  1. Vous souffrez du « complexe du traducteur indépendant »

Les traducteurs travaillent habituellement tout seuls. La plupart du temps, ce sont des êtres solitaires, mais aussi des gens qui aiment tout contrôler. Les traducteurs aiment tout faire eux-mêmes. C’est ce que j’appelle le « complexe du traducteur indépendant ».

Or, personne ne peut gérer une entreprise en pleine croissance tout seul.

Mon conseil de traducteur professionnel : rendez-vous service et sous-traitez certaines tâches, que ce soient des tâches administratives ou le processus de traduction (dans la mesure où cela ne rentre pas en conflit avec les accords que vous avez avec votre client).

Consacrez du temps aux choses que vous aimez faire et déléguez les travaux que vous n’aimez pas faire.

  1. Vous n’avez pas de projets personnels

Parfois, j’entends quelqu’un dire : « Je voulais être traducteur indépendant parce que je voulais être mon propre patron ». Et lorsque je demande à ce même traducteur : « Tu travailles sur quoi, actuellement ? »

La réponse est systématique : « oh, tu sais, un projet de traduction quelconque pour un client. »

Alors là, essayez de m’expliquer en quoi ceci peut être considéré comme « travailler pour soi » ? Vous voulez que je vous dise ? Vous avez simplement échangé un patron pour un autre. La seule différence ? Votre nouveau patron, ce sont vos clients.

Or, la vraie liberté, c’est aussi de travailler sur vos propres projets : quelque chose qui justifie le travail que vous faites pour vos clients — et qui ne le rendra que meilleur — parce que vous faites un break et revenez vers les projets qui vous intéressent.

  1. Vous êtes « propre à tout, propre à rien »

Vous êtes un « touche-à-tout ». Le fameux débat entre le fait d’être traducteur spécialisé et être traducteur généraliste fait rage depuis de nombreuses années parmi les traducteurs. Or, vous savez, on trouve de bons traducteurs dans les deux camps.

Le problème, c’est que si vous ne maîtrisez aucune compétence spécifique — un domaine sur lequel vous êtes considéré comme un expert — et bien, vous faire un nom dans l’industrie de la traduction s’avéra bien difficile. 

Par exemple, lorsqu’une agence de traduction cherche un traducteur pour traduire un site Internet, il est préférable d’embaucher un traducteur expérimenté dans ce domaine. Par exemple, l’agence cherchera un traducteur capable de traduire tout en respectant les balises d’un fichier HTML ou un traducteur ayant déjà travaillé avec des sites Internet WordPress.

  1. Vous êtes trop occupé pour acquérir de nouvelles connaissances

Juste parce que vous êtes bon à ce que vous faites, ne signifie pas pour autant que vous allez le rester ad vitam aeternam. Aussi, c’est la raison pour laquelle vous devez vous tenir informé des dernières évolutions de la niche que vous avez choisie.

Aussi, peu importe que vous soyez occupé, prenez le temps d’acquérir de nouvelles connaissances. Sinon, vous vous trouverez confronté à des traducteurs plus expérimentés, tout simplement parce qu’eux, ils sont prêts à apprendre.

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.

Communiquer quand on est traducteur indépendant

Communiquer pour mieux traduire
  1. Vous pensez que les fautes de frappe dans vos e-mails n’ont pas vraiment d’importance

Lorsque vous envoyez à vos clients un e-mail bourré de fautes d’orthographe et de fautes de frappe, vous renvoyez une image non professionnelle.

Attention : on fait tous des erreurs, mais si vos envois sont criblés de fautes — plus que la faute de frappe occasionnelle — alors, sachez que vous envoyez à vos clients un message négatif.

Alors s’il vous plaît : prenez 30 secondes pour lire vos e-mails avant de les envoyer et de ce fait, simplifiez-vous la vie et évitez le ridicule.

  1. Vous pensez que vous renseigner auprès de vos clients concernant un projet de traduction vous fait paraître trop insistant

Il est de notoriété que les traducteurs sont particulièrement mauvais quand il s’agit de communiquer auprès de leurs clients concernant un projet. Ils ont l’impression d’être trop insistants et de paraître arrivistes.

Essayez de trouver un juste milieu.

Rédigez un e-mail de suivi qui affiche votre comportement volontaire. Quelque chose de simple comme « Bonjour, je sais que vous êtes très occupé, mais je me demandais si vous aviez pris une décision concernant le projet de traduction en français de… »

  1. Vous communiquez trop d’informations

Si, dans vos e-mails, vous mentionnez vos enfants, vos mauvaises habitudes de travail, votre penchant pour les romans à l’eau de rose, etc. alors vous partagez trop d’information.

Restez simple, direct et sympathique avec vos clients. Eh oui, je le confirme : vous pouvez être tout cela sans pour autant partager toute votre vie.

Inspirez-vous de ce que vous communique votre client et faites-en sorte de — toujours — rester discret autant que faire se peut

  1. Vous pensez que «négocier» est un terme injurieux

Pour quelque raison que ce soit, négocier a une connotation négative. Alors qu’en fait, il en est tout autrement.

Négocier ne signifie pas pour autant que vous devez diminuer vos tarifs ou céder à toutes les demandes. En effet, lorsque vous parlez du délai imparti pour effectuer la traduction, ou de la valeur ajoutée inhérente au projet de traduction, et même d’argent, tout peut se négocier.

Par exemple, si votre client vous dit que vos tarifs sont trop élevés, expliquez-lui ce que vous pouvez faire pour lui dans la limite de son budget. Faites-lui une offre personnalisée qui lui donnera une valeur ajoutée sans pour autant faire de compromis sur vos tarifs.

  1. Vous vous laissez convaincre de faire des choses que vous ne voulez pas faire

Si vous vous laissez convaincre régulièrement de faire quelque chose que vous ne voulez pas faire, alors il est temps d’être ferme.

N’hésitez pas à expliquer, le cas échéant, que le projet de traduction n’est pas viable dans son état actuel. Expliquez à votre client ce que vous pouvez lui proposer, et comment vous pouvez lui faire économiser du temps et de l’argent, en n’oubliant pas de préciser, si nécessaire, que vos réputations, la vôtre et la sienne sont en jeu.

  1. Vous n’expliquez pas vos clients la nécessité de leur poser des questions

Vos clients ne sont pas télépathes. Pour eux, sous-traiter une opération est, a priori, simple. Ils vous payent et s’attendent, à juste titre, à ce que la traduction terminée leur soit livrée dans leur boîte de réception dans le délai imparti.

Certains clients — et c’est tout à fait normal — deviennent nerveux à l’idée que vous leur posiez des questions, ou lorsque vous demandez des documents supplémentaires.

Pour éviter de contrarier votre client, prenez le temps de lui expliquer le processus de traduction. Faites-lui savoir à l’avance que vous êtes susceptible de lui poser quelques questions.

  1. Vous ne mettez pas cartes sur table

 Aucun client, quel qu’il soit n’aime travailler avec un traducteur incapable d’offrir une réponse claire.

Ne préjugez pas de ce que peut penser votre client. Mettez cartes sur table, dites ce que vous avez à dire puis écoutez ce que vous dit votre client.

Du point de vue du client, un traducteur non communicatif est quelqu’un dont il pourrait facilement se passer.

  1. Vous pensez que répondre rapidement à vos e-mails donne l’impression que vous êtes désespéré

Si vous ne répondez pas aux e-mails de vos prospects dans les meilleurs délais, vous perdez des clients potentiels, tout simplement.

Vous voulez donner l’impression d’être plus occupé que vos traducteurs concurrents ? Oubliez cela. Au lieu de cela, soyez plus rapides qu’eux.

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.

Votre société de traduction

Votre société de traduction n'est pas un hobbie, mais une activité professionnelle sérieuse
  1. Vous n’investissez pas dans votre entreprise

Investir dans l’entreprise, c’est la préoccupation d’un traducteur indépendant déjà établi, n’est-ce pas ? Qui dispose d’argent à réinvestir dans l’entreprise lorsque vous arrivez à peine à joindre les deux bouts ?

Le problème, c’est que si vous n’investissez pas dans votre entreprise de traduction, dans quelques années, vous n’aurez plus d’entreprise dans laquelle investir.

Le fait est que, vous n’avez pas besoin de dépenser des milliers d’euros pour mieux travailler, ou pour bénéficier de la formation dont vous avez besoin. Commencez par acquérir un bon logiciel de traduction assistée par ordinateur, par exemple.    

  1. Les contrats, ce n’est pas trop votre truc

Je comprends tout à fait. Les contrats, ça fait peur. Mais vous savez, ce qui fait encore plus peur, c’est de ne pas recevoir le paiement sur lequel vous comptiez pour payer vos factures.

Vous pensez peut-être qu’il vous faut établir un contrat dans un jargon juridique particulièrement infâme pour que le contrat puisse être valide, mais sachez que ce n’est pas nécessairement le cas.

En effet, un simple e-mail résumant vos conditions générales constitue une forme de contrat. Certes, ce n’est pas une solution tout aussi hermétique qu’un accord rédigé par un avocat, mais la plupart du temps, vous n’avez pas besoin de plus. Si vous voulez vraiment rendre les choses officielles, placez vos conditions dans un document, signez celui-ci, envoyez-le à votre client et demandez-lui de le signer à son tour.

Toujours pas convaincu ?

Voici un exemple simple :

«Ceci est un contrat pour une prestation de traduction entre monsieur Untel (votre client, votre formidable client) et Tartempion (le traducteur indépendant, tout aussi formidable).

Voici les termes de ce contrat :»

Facile, n’est-ce pas ?

  1. Vous n’avez pas mis en place d’échéancier de paiement

Ça, c’est vraiment une erreur de débutant : une erreur que j’ai faite récemment parce que, le montant était peu élevé et le client, semblait raisonnable. Le travail a été exécuté et envoyé, mais le paiement est « en cours » (à savoir, 45 jours se sont déjà écoulés) parce que j’ai omis d’envoyer à ce client, mon contrat stipulant un paiement à 30 jours.

L’impression d’avoir déjà entendu cette même rengaine ?

Bref, toute entreprise se doit de définir un échéancier de paiements. En cas de doute, prévoyez au moins « La moitié à la commande, la moitié à la livraison (peu importe le montant) » ou un paiement à 30 jours pour les clients réguliers.

  1. Vous n’avez pas de conditions générales

En tant que traducteur indépendant, vous vous devez de disposer de conditions générales.

Peut-être que vous acceptez uniquement les paiements par virement ou PayPal ? Peut-être que vous n’êtes pas en mesure d’accepter les projets urgents, qui sait ? Quelles que soient vos conditions, stipulez clairement ces dernières à vos clients de façon à ce que, dans leur intérêt et dans le vôtre, ils sachent à quoi s’attendre lorsqu’ils font appel à vous.

Lancez une recherche sur Google en tapant « Contrat pour traducteur indépendant » et vous y trouverez les clauses les plus importantes à stipuler dans votre contrat personnel.

  1. Vous ne tirez pas de leçon de vos erreurs

On fait tous des erreurs. C’est l’enseignement que nous tirons de ces erreurs ou les actions que nous entreprenons à la suite de ses erreurs qui distinguent les traducteurs les uns des autres.

Lorsque quelque chose ne va pas, faites tout votre possible pour corriger la situation et déterminez ce que vous pouvez faire pour que tout aille mieux la prochaine fois.

  1. Vous êtes un panier percé

Dans la colonne des dépenses de votre relevé de compte, vous constatez la présence d’un chiffre particulièrement élevé tandis que, du côté des économies, ce n’est pas la joie ?

Ce n’est pas terrible, comme situation, n’est-ce pas ?

Mais vous savez ce qui est encore plus terrible ? C’est de ne pas avoir économisé pour les mauvais jours.

Or, ces mauvais jours, tôt ou tard, nous y sommes tous confrontés. Le travail a peut-être ralenti, ou peut-être que vous avez des dépenses importantes à venir. Quoi qu’il en soit, si vous n’avez pas économisé un petit quelque chose en cas d’urgence, eh bien vous êtes dans la mouise.

Alors que faire ? Eh bien, dépensez un petit peu moins et/ou augmentez vos tarifs si cela est justifié (voir le point évoqué précédemment). 

  1. Vous pensez que, être traducteur indépendant est un hobby

Être traducteur indépendant n’est pas quelque chose qu’on fait parce qu’on s’ennuie à la maison ou parce qu’on n’a rien d’autre de mieux à faire.

Être traducteur, c’est une activité professionnelle. Le fait que vous travailliez jusqu’à mort s’en suive, jour après jour, nuit après nuit, en est la preuve.

Que ce soit bien clair : s’il vous arrive de passer des nuits blanches à traduire et de reprendre le boulot le matin suivant, alors ce n’est pas un hobby. Ou alors, il y a quelque chose que je ne comprends pas là !

Mon conseil de traducteur professionnel : rendez-vous service et arrêtez de considérer votre travail de traducteur indépendant comme un hobby. Être traducteur, c’est une activité professionnelle. Pensez-y à haute voix. Dites-le à haute voix. Dites-le à toutes les personnes qui le demandent, et même à celles qui ne vous le demandent pas, d’ailleurs.

Voilà. Continuez à méditer sur cela, jusqu’à ce que cela vous rentre dans la tête.

  1. Vous ne montrez pas la valeur de votre travail à vos clients

En tant que traducteur, nous nous attendons à ce que nos clients reconnaissent systématiquement la valeur de notre travail.

Nous leur expliquons combien cela va coûter et le temps nécessaire pour effectuer la traduction. Puis, de recevoir un e-mail, avec la mention suivante : « cela me paraît un peu cher pour un si petit travail ».

Or, la valeur n’est pas dans le nombre de mots à traduire. La valeur, c’est la manière dont vous avez tourné la phrase et qui fait que, le client final — celui qui est susceptible d’acheter le produit de VOTRE client — est convaincu du bien-fondé de l’achat du produit. Ne sous-estimez pas la valeur que vous apportez à votre client. Si vous sous-estimez la valeur ajoutée que vous apportez à vos clients, vous ne pouvez les blâmer d’en faire de même.

Veillez à — toujours — vous concentrer sur les avantages dont bénéficiera votre client, et non pas sur le nombre de mots à traduire.

  1. Le côté opérationnel de l’activité de traduction ne vous intéresse pas

Être traducteur indépendant ne consiste pas uniquement à effectuer des traductions. En effet, vous devez également vous occuper du marketing, de la facturation, de la prospection, de la comptabilité et bien plus encore.

C’est malheureux, mais ces activités sont tout aussi importantes que l’opération de traduction. Ignorez celles-ci et vous allez vite oublier que vous avez des dates de livraison à respecter, ou des factures à envoyer, par exemple.

  1. Vous ne voyez pas suffisamment les choses en grand

Ici, je vais essayer d’éviter les clichés, mais les questions qui vont suivre sont importantes…

  • La première question : où vous voyez-vous dans 6 mois ?
  • Qu’est-ce qui, d’après vous, doit changer dans votre situation pour que vous ayez vraiment l’impression que votre activité de traduction évolue ?

Si vous n’avez pas de réponse à ces questions, alors cela signifie que vous ne planifiez pas suffisamment.

Se contenter d’accepter les projets de traduction au fur et à mesure de leur arrivée dans votre boîte de réception, voilà qui n’est pas de la planification

Vous vous devez de définir des objectifs clairs et d’être aussi précis que possible. Essayez de définir un certain nombre d’objectifs, au niveau quantitatif, mais également en termes de date butoir.

Quelques exemples : avant la fin de la journée, je vais travailler 1 heure sur mon site Internet. Ou, je dois trouver de nouveaux clients avant la fin du trimestre.

  1. Vous ne mesurez pas le succès de votre activité de traducteur, en termes financiers?

Avoir pour objectif que votre activité de traducteur soit un « succès », voilà qui est un objectif louable. C’est aussi l’objectif le plus vague que vous pouvez avoir.

Qu’est-ce que « réussir » signifie pour vous ? Quels objectifs devez-vous atteindre pour considérer que votre activité de traducteur est un « succès » ? Combien d’argent vous faut-il gagner pour considérer que votre activité de traduction est un « succès » ?

La meilleure manière de mesurer votre succès, c’est du point de vue financier. Le problème, c’est que de nombreux traducteurs ne le font pas.

Trouver de nouveaux clients, par exemple, est un bon objectif financier. Trouver des clients avec des projets de traduction plus importants, c’est aussi un bon objectif financier.

Alors, quels sont, pour vous, les objectifs financiers de votre activité de traducteur ?

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici .

Les dates-butoirs dans le secteur de la traduction

deadlines are one of the most important parts of the translation business

2 erreurs importantes à ne surtout pas commettre lorsqu’on est traducteur

  1. Les dates-butoirs, vous ne les respectez pas vraiment

Une date butoir, ce n’est pas une date simplement jetée au hasard. Lorsque vous vous engagez à une date, vous devez impérativement la respecter.

Et lorsque vous définissez une date butoir, s’il vous plaît, laissez-vous un peu de temps pour vivre (pour manger, pour boire, pour éventuellement dormir, cela peut être utile). On ne sait jamais : vous pouvez tomber malade, votre ordinateur peut crasher, etc. vous devez pouvoir prendre ces éléments en considération.

De cette façon, même si vous avez fait preuve d’un peu de retard, vous disposez de suffisamment de temps pour respecter les délais qui vous ont été impartis ou, à tout le moins, mettre votre client au courant d’un retard éventuel.

Quoi qu’il en soit, si vous vous engagez à délivrer une traduction à une date et une heure spécifiques, tenez vos promesses.

  1. Vous n’avez pas mis en place de calendrier sur lequel inscrire les dates-butoirs de vos clients

Le travail d’un traducteur est basé principalement sur l’affectation de dates-butoirs. Or, plus vous avez de travail ou de clients, plus vous avez de délais à respecter. Si vous ne vous laissez pas suffisamment de temps entre chaque échéance pour travailler, vous allez immanquablement manquer une date butoir.

Aussi, mon conseil de traducteur professionnel : ayez un calendrier sur lequel inscrire vos dates-butoirs. Ne pensez pas simplement que vous allez finir le travail en une semaine et pouvoir définir une date au petit bonheur la chance. Il est possible en effet que vous ayez deux dates-butoirs la même semaine, et que vous ne vous en rendiez même pas compte.

Aussi, mettez en place un calendrier, ce qui vous permettra de déterminer les dates qui fonctionnent le mieux pour vous et pour vos clients.

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.

Traducteur : les erreurs à éviter

Ouch - erreurs du traducteur indépendant

Dès lors que vous commencez à travailler en tant que traducteur indépendant, il est difficile de ne pas faire d’erreur.

Or, si dans la plupart des cas, vous pouvez corriger celles-ci, il arrive parfois de faire des erreurs sans jamais s’en rendre compte.

Cela peut vraiment nuire à votre activité de traducteur.

La situation vous a échappé

Vous vous réveillez un matin et vous réalisez que vous n’avez pas eu de projet de traduction de toute la semaine. Un de vos principaux clients — dont vous receviez régulièrement du travail — ne vous donne d’ailleurs plus de nouvelles.

Vous apercevez que votre chiffre d’affaires a chuté ces 2 derniers mois.

Et vous commencez à vous demander : « Mais qu’est-ce qui se passe ? »

Vous réalisez rapidement que cela fait déjà un certain temps que vous n’avez reçu aucune recommandation de la part de vos autres clients. Personne ne vous félicite plus de vos prestations. Pire encore, vous avez de plus en plus de mal à convaincre d’autres prospects de vous embaucher !

Vous étiez, jusqu’à maintenant, trop occupé pour vous apercevoir de la situation. Et maintenant — occupé — vous ne l’êtes plus.

La raison ? Même les erreurs les plus bénignes peuvent vous valoir un client, nuire à votre réputation et vous coûter votre activité de traducteur si vous ne prenez pas la peine de les corriger. Elles peuvent détruire tout ce à quoi vous avez travaillé si dur à accomplir.

Vous voulez éviter tout cela ? J’ai compilé pour vous une liste des erreurs que vous pouvez être amenées à faire en tant que traducteur.

J’ai organisé celles-ci en diverses rubriques, en fonction des différents aspects inhérents à l’exercice du métier de traducteur :

 

Les tarifs du traducteur

 

  1. Vos tarifs sont trop bas

Les tarifs facturés par les traducteurs sont, la plupart du temps, subjectifs. Le tarif pratiqué par un traducteur peut être considéré comme élevé par un autre traducteur, tandis qu’un autre le considérera comme faible.

Un moyen rapide et sûr de savoir si vos tarifs de traduction sont trop bas, c’est de jeter un œil à votre calendrier. Êtes-vous en mesure d’accepter de nouveaux clients ? Disposez-vous de suffisamment de temps pour votre vie personnelle ? Êtes-vous en mesure de respecter tous les délais auxquels vous vous êtes engagé, et ce en étant tout à fait confortable ? Êtes-vous en mesure de payer vos factures ? Vos charges sociales ? Vos impôts ? Un salaire, peut-être ?

Si la réponse à l’une de ces questions est Non, alors il est probable que vos tarifs de traduction sont trop bas.

Si la réponse est Non à toutes ces questions, alors soyez-en sûr : vos tarifs de traduction sont trop bas.

  1. Vos clients vous dictent vos tarifs

Vos clients, la plupart du temps, n’ont pas conscience du travail à effectuer. Certains chefs de projet issus des agences de traduction, qui peuvent être amenés à traiter une multitude de projets à la fois, ne se rendent pas compte, parfois, du travail à effectuer. Les entreprises qui ne font pas partie de l’industrie, quant à elles, ne connaissent pas le métier de traducteur. Elles n’ont pas conscience du temps qui vous a été nécessaire pour devenir un traducteur compétent, capable d’effectuer le travail qu’elles vous ont confié.

C’est pour cela qu’il vous revient de facturer un juste prix ; un prix qui reflète de manière la plus fidèle possible le travail que, dans une traduction, vous y mettez.

Si vous ne définissez pas vous-même vos tarifs, vos clients le feront pour vous, en vous disant exactement combien ils sont prêts à vous payer.

Aussi, mon conseil de traducteur professionnel : proposez un devis. Or, cela n’est possible que lorsque vous avez vous-même défini vos propres tarifs.

  1. Vous n’avez pas encore défini de tarif minimum acceptable

(d’ailleurs, vous vous posez la question : un tarif minimum acceptable, kézako?)

Le tarif minimum acceptable, c’est le montant en dessous duquel vous avez décidé qu’il n’est pas rentable pour vous de travailler et/ou d’accepter un projet de traduction.

Définir un tarif minimum acceptable est important, car cela va vous aider à prendre la bonne décision lorsque (et surtout lorsque !) vous avez peu de travail ou lorsque vous êtes tenté d’accepter absolument tout ce qui se présente.

  1. Vous facturez la traduction à l’heure

Selon la logique de la facturation à l’heure, vous facturez le temps que vous avez consacré à un projet. Et cette méthode est parfaite, tant que le projet requiert un nombre d’heures bien définies.

Or, que se passe-t-il lorsque vous devenez si bon à votre travail qu’une tâche vous prend la moitié du temps que par le passé ?

Eh bien, cela paraît bien : vous avez diminué votre charge de travail ; vous pouvez désormais passer plus de temps sur la PlayStation ou à jouer avec vos enfants ! Le problème, c’est que vous en avez réduit tout aussi de moitié votre chiffre d’affaires. La chose à faire :  facturer votre prestation en fonction du projet.

  1. Vos tarifs n’ont pas ou jamais évolué

Quand, avez-vous, pour la dernière fois, augmenté vos tarifs ? Il y a 6 mois de cela ? L’année dernière ? Il y a 2 ans ?

Si c’est le cas, alors c’est le moment de le faire !

 

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.

Traducteur – les 7 erreurs à ne pas commettre avec vos clients

relation client-traducteur
  1. Vous avez des difficultés à dire «Non»

De nombreux traducteurs s’étouffent à l’idée de dire Non. C’est simple, la plupart du temps, ils sont dans l’incapacité de le faire. Ou du moins, s’ils le font, ils le font avec le sentiment de la plus grande trahison.

Cette incapacité se traduit par l’acceptation de toutes les demandes, quelles qu’elles soient.

Or, il faut savoir dire non, ne serait-ce que dans l’intérêt de votre client. En effet, que se passera-t-il si vous n’avez pas les compétences pour traduire un projet ?

Mon conseil : si vous n’avez pas les compétences ou ne disposez pas du temps indispensable à une bonne traduction, il vous faut dire non à votre client. Il vous faut lui en expliquer les raisons. Croyez-moi, il vous sera reconnaissant d’être honnête.

  1. Vous ne savez pas gérer les clients mécontents (dont il est justifié qu’ils le soient)

Quand je parle de clients mécontents, j’entends le client qui revient vers vous et qui vous dit, à raison, que vous n’avez pas délivré la prestation attendue.

Il vous faut apprendre à accepter et gérer les critiques. Cela sous-entend de faire tout votre possible pour satisfaire un client mécontent. Cela peut se traduire par une perte de votre chiffre d’affaires, certes, ou la nécessité de travailler quelques heures supplémentaires. Mais si au final, si vous avez un client heureux et votre réputation est intacte, alors l’investissement en vaut la peine.

  1. L’adage «Le client a toujours raison» n’est pas nécessairement une bonne politique

Faire absolument tout ce que vous demande votre client peut causer du tort, à vous et à votre client.

En effet, par manque d’expérience de l’industrie, votre client peut être amené à vous demander des choses qui sont susceptibles de desservir son projet.

Aussi, mon conseil de traducteur : si vous estimez que le projet de traduction tel qu’il vous est présenté ne fonctionnera pas, offrez une solution alternative. Et lorsque la solution que vous avez proposée s’avéra la bonne, acceptez la gratitude éternelle de votre client.

  1. Vous ne restez pas en contact avec vos anciens clients

Quand avez-vous, pour la dernière fois, envoyé un e-mail à un ancien client ? Juste un bref e-mail pour prendre des nouvelles, pour dire bonjour, quoi ! — et mentionnez, à l’occasion, le fait que vous avez la possibilité d’accepter plus de travaux de traduction, ces temps-ci.

On ne sait jamais : un client peut envoyer une traduction dans votre direction parce que, tout simplement, vous vous êtes manifesté au bon moment.

  1. Vous êtes trop disponible

Être disponible à tout moment, c’est bien. Jusqu’au jour où vous vous rendez compte que vous répondez à un e-mail pendant un dîner de famille ou vous vous trouvez en conversation téléphonique un dimanche matin.

Conseil de traducteur professionnel : définissez des règles de base dès le départ. Prévoyez, bien entendu, des exceptions pour les travaux de traduction urgents, mais il est indispensable que vous respectiez les limites que vous vous êtes imposées. Votre travail ne s’en portera que mieux.

  1. Vous vous souvenez du client…, mais pas de la personne avec laquelle vous avez travaillé

Même si vous avez terminé de travailler avec un client, n’oubliez pas le nom de la personne qui était votre point de contact. Les employés, surtout de nos jours, basculent constamment d’une entreprise à l’autre, et peuvent évoluer d’un poste à l’autre.

Aussi, mon conseil de traducteur : conservez leurs coordonnées et restez, autant que faire se peut, en contact. Parce que vous êtes bien occupé d’eux, ils peuvent peut-être vous amener à bord de leur nouvel employeur.

  1. Vous ne communiquez pas à vos clients l’importance de votre travail

N’oubliez pas : les clients peuvent ne pas comprendre ce qu’est une bonne traduction.

Tout ce que les clients voient, c’est un texte dont ils peuvent ne pas comprendre la langue. Ils peuvent ne pas comprendre la stratégie, la recherche, la composition, le choix des termes, les corrections nécessaires et la vérification des faits qu’implique une traduction.

Si vous voulez que votre client apprécie votre travail et y accorde l’importance qui lui est due, il vous faut communiquer. Au mieux il comprendra la manière dont vous souhaitez aborder son projet, au plus il sera réceptif à la qualité de votre travail.

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.