Traduire

le traducteur et ses projets de traduction
  1. Vous acceptez trop de projets de traduction

Dans un monde parfait, c’est normal, vous aimeriez pouvoir accepter tous les projets intéressants qui atterrissent dans votre boîte de réception. Malheureusement, dans le monde réel, il en est tout autrement.

Aussi, mon conseil de traducteur professionnel : déléguez ou sous-traitez vos travaux de traduction, car si vous ne le faites pas, la qualité de votre travail en pâtira — et vos clients seront les premiers à en souffrir.

Et n’oubliez pas : dire à vos clients que vous êtes trop occupé pour vous occuper de leur projet n’est pas un problème (dans la mesure où vous vous engagez à les aider dès que votre projet de traduction en cours est terminé). C’est la possibilité pour vous, de conclure un accord de principe où vous vous engagez à prévoir un temps spécifique, consacré à leur projet de traduction. Vos clients vous en seront reconnaissants.

  1. Vous faites des promesses en l’air

Un traducteur commence à faire des promesses en l’air lorsqu’il a trop de travail.

Aussi mon conseil de traducteur professionnel : ne faites pas de promesse que vous n’êtes pas sûr de pouvoir tenir. À l’inverse, minimisez de quelque peu les résultats que vous êtes susceptible d’obtenir. Votre client n’en sera, par exemple, que plus épaté si vous délivrez votre traduction quelques heures ou quelques jours avant le délai promis.

  1. Vous êtes régulièrement victime de ce que l’on appelle la «dérive des objectifs»

Je m’explique : la dérive des objectifs, ce sont tous ces petits changements ajoutés petits à petit au projet de traduction.

Ces derniers sont introduits au projet de manière tout à fait innocente : votre client vous demande si vous pouvez ajouter quelque chose au projet et vous — parce que vous êtes un traducteur sympa et accommodant — vous acceptez. Après tout, cela ne devrait pas vous prendre trop de temps.

Et au fur et à mesure, vous vous trouvez dans cette pente glissante du projet qui n’en finit pas.

Aussi, la meilleure façon d’éviter la dérive des objectifs, c’est d’avoir une clause spécifique dans votre contrat qui stipule que : « Si les tâches d’un projet se multiplient, pour quelque raison que ce soit, alors les délais impartis ainsi que le tarif conclu sont susceptibles d’être modifiés. »

De cette façon, lorsque le client vient vers vous avec de nouvelles suggestions, vous pouvez lui dire : « Pas de problème, je peux le faire ». La nouvelle date butoir sera « telle date » et cela vous coûtera tant d’euros supplémentaires. Les choses sont claires, ce qui est également dans l’intérêt de votre client.

  1. Vous souffrez du « complexe du traducteur indépendant »

Les traducteurs travaillent habituellement tout seuls. La plupart du temps, ce sont des êtres solitaires, mais aussi des gens qui aiment tout contrôler. Les traducteurs aiment tout faire eux-mêmes. C’est ce que j’appelle le « complexe du traducteur indépendant ».

Or, personne ne peut gérer une entreprise en pleine croissance tout seul.

Mon conseil de traducteur professionnel : rendez-vous service et sous-traitez certaines tâches, que ce soient des tâches administratives ou le processus de traduction (dans la mesure où cela ne rentre pas en conflit avec les accords que vous avez avec votre client).

Consacrez du temps aux choses que vous aimez faire et déléguez les travaux que vous n’aimez pas faire.

  1. Vous n’avez pas de projets personnels

Parfois, j’entends quelqu’un dire : « Je voulais être traducteur indépendant parce que je voulais être mon propre patron ». Et lorsque je demande à ce même traducteur : « Tu travailles sur quoi, actuellement ? »

La réponse est systématique : « oh, tu sais, un projet de traduction quelconque pour un client. »

Alors là, essayez de m’expliquer en quoi ceci peut être considéré comme « travailler pour soi » ? Vous voulez que je vous dise ? Vous avez simplement échangé un patron pour un autre. La seule différence ? Votre nouveau patron, ce sont vos clients.

Or, la vraie liberté, c’est aussi de travailler sur vos propres projets : quelque chose qui justifie le travail que vous faites pour vos clients — et qui ne le rendra que meilleur — parce que vous faites un break et revenez vers les projets qui vous intéressent.

  1. Vous êtes « propre à tout, propre à rien »

Vous êtes un « touche-à-tout ». Le fameux débat entre le fait d’être traducteur spécialisé et être traducteur généraliste fait rage depuis de nombreuses années parmi les traducteurs. Or, vous savez, on trouve de bons traducteurs dans les deux camps.

Le problème, c’est que si vous ne maîtrisez aucune compétence spécifique — un domaine sur lequel vous êtes considéré comme un expert — et bien, vous faire un nom dans l’industrie de la traduction s’avéra bien difficile. 

Par exemple, lorsqu’une agence de traduction cherche un traducteur pour traduire un site Internet, il est préférable d’embaucher un traducteur expérimenté dans ce domaine. Par exemple, l’agence cherchera un traducteur capable de traduire tout en respectant les balises d’un fichier HTML ou un traducteur ayant déjà travaillé avec des sites Internet WordPress.

  1. Vous êtes trop occupé pour acquérir de nouvelles connaissances

Juste parce que vous êtes bon à ce que vous faites, ne signifie pas pour autant que vous allez le rester ad vitam aeternam. Aussi, c’est la raison pour laquelle vous devez vous tenir informé des dernières évolutions de la niche que vous avez choisie.

Aussi, peu importe que vous soyez occupé, prenez le temps d’acquérir de nouvelles connaissances. Sinon, vous vous trouverez confronté à des traducteurs plus expérimentés, tout simplement parce qu’eux, ils sont prêts à apprendre.

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.

Traducteur : les erreurs à éviter

Ouch - erreurs du traducteur indépendant

Dès lors que vous commencez à travailler en tant que traducteur indépendant, il est difficile de ne pas faire d’erreur.

Or, si dans la plupart des cas, vous pouvez corriger celles-ci, il arrive parfois de faire des erreurs sans jamais s’en rendre compte.

Cela peut vraiment nuire à votre activité de traducteur.

La situation vous a échappé

Vous vous réveillez un matin et vous réalisez que vous n’avez pas eu de projet de traduction de toute la semaine. Un de vos principaux clients — dont vous receviez régulièrement du travail — ne vous donne d’ailleurs plus de nouvelles.

Vous apercevez que votre chiffre d’affaires a chuté ces 2 derniers mois.

Et vous commencez à vous demander : « Mais qu’est-ce qui se passe ? »

Vous réalisez rapidement que cela fait déjà un certain temps que vous n’avez reçu aucune recommandation de la part de vos autres clients. Personne ne vous félicite plus de vos prestations. Pire encore, vous avez de plus en plus de mal à convaincre d’autres prospects de vous embaucher !

Vous étiez, jusqu’à maintenant, trop occupé pour vous apercevoir de la situation. Et maintenant — occupé — vous ne l’êtes plus.

La raison ? Même les erreurs les plus bénignes peuvent vous valoir un client, nuire à votre réputation et vous coûter votre activité de traducteur si vous ne prenez pas la peine de les corriger. Elles peuvent détruire tout ce à quoi vous avez travaillé si dur à accomplir.

Vous voulez éviter tout cela ? J’ai compilé pour vous une liste des erreurs que vous pouvez être amenées à faire en tant que traducteur.

J’ai organisé celles-ci en diverses rubriques, en fonction des différents aspects inhérents à l’exercice du métier de traducteur :

 

Les tarifs du traducteur

 

  1. Vos tarifs sont trop bas

Les tarifs facturés par les traducteurs sont, la plupart du temps, subjectifs. Le tarif pratiqué par un traducteur peut être considéré comme élevé par un autre traducteur, tandis qu’un autre le considérera comme faible.

Un moyen rapide et sûr de savoir si vos tarifs de traduction sont trop bas, c’est de jeter un œil à votre calendrier. Êtes-vous en mesure d’accepter de nouveaux clients ? Disposez-vous de suffisamment de temps pour votre vie personnelle ? Êtes-vous en mesure de respecter tous les délais auxquels vous vous êtes engagé, et ce en étant tout à fait confortable ? Êtes-vous en mesure de payer vos factures ? Vos charges sociales ? Vos impôts ? Un salaire, peut-être ?

Si la réponse à l’une de ces questions est Non, alors il est probable que vos tarifs de traduction sont trop bas.

Si la réponse est Non à toutes ces questions, alors soyez-en sûr : vos tarifs de traduction sont trop bas.

  1. Vos clients vous dictent vos tarifs

Vos clients, la plupart du temps, n’ont pas conscience du travail à effectuer. Certains chefs de projet issus des agences de traduction, qui peuvent être amenés à traiter une multitude de projets à la fois, ne se rendent pas compte, parfois, du travail à effectuer. Les entreprises qui ne font pas partie de l’industrie, quant à elles, ne connaissent pas le métier de traducteur. Elles n’ont pas conscience du temps qui vous a été nécessaire pour devenir un traducteur compétent, capable d’effectuer le travail qu’elles vous ont confié.

C’est pour cela qu’il vous revient de facturer un juste prix ; un prix qui reflète de manière la plus fidèle possible le travail que, dans une traduction, vous y mettez.

Si vous ne définissez pas vous-même vos tarifs, vos clients le feront pour vous, en vous disant exactement combien ils sont prêts à vous payer.

Aussi, mon conseil de traducteur professionnel : proposez un devis. Or, cela n’est possible que lorsque vous avez vous-même défini vos propres tarifs.

  1. Vous n’avez pas encore défini de tarif minimum acceptable

(d’ailleurs, vous vous posez la question : un tarif minimum acceptable, kézako?)

Le tarif minimum acceptable, c’est le montant en dessous duquel vous avez décidé qu’il n’est pas rentable pour vous de travailler et/ou d’accepter un projet de traduction.

Définir un tarif minimum acceptable est important, car cela va vous aider à prendre la bonne décision lorsque (et surtout lorsque !) vous avez peu de travail ou lorsque vous êtes tenté d’accepter absolument tout ce qui se présente.

  1. Vous facturez la traduction à l’heure

Selon la logique de la facturation à l’heure, vous facturez le temps que vous avez consacré à un projet. Et cette méthode est parfaite, tant que le projet requiert un nombre d’heures bien définies.

Or, que se passe-t-il lorsque vous devenez si bon à votre travail qu’une tâche vous prend la moitié du temps que par le passé ?

Eh bien, cela paraît bien : vous avez diminué votre charge de travail ; vous pouvez désormais passer plus de temps sur la PlayStation ou à jouer avec vos enfants ! Le problème, c’est que vous en avez réduit tout aussi de moitié votre chiffre d’affaires. La chose à faire :  facturer votre prestation en fonction du projet.

  1. Vos tarifs n’ont pas ou jamais évolué

Quand, avez-vous, pour la dernière fois, augmenté vos tarifs ? Il y a 6 mois de cela ? L’année dernière ? Il y a 2 ans ?

Si c’est le cas, alors c’est le moment de le faire !

 

Pour la suite des erreurs à ne pas commettre, c’est par ici.